Autour d'un modèle financier, l'IA aide à construire, à documenter et à expliquer. Elle ne produit pas le chiffre.
Par Bruno Lussato, Fondateur d'Eliosor
Un modèle financier est un objet auditable : chaque cellule doit pouvoir être justifiée, et une erreur se propage silencieusement. C'est exactement le profil de tâche où un outil qui produit du texte plausible représente un risque s'il est mal placé.
Bien placé, en revanche, il rend des services concrets : proposer une structure, écrire une formule que l'on vérifie, documenter des hypothèses, expliquer un écart à quelqu'un qui n'a pas construit le modèle.
94% des 93cas d'usage que nous documentons sur cette tâche fonctionnent sur plusieurs assistants différents. C'est la meilleure raison de ne pas commencer par choisir un outil.
Chiffre recalculé automatiquement à partir du catalogue Eliosor.
Si un investisseur, un commissaire aux comptes ou un acquéreur doit pouvoir remonter la chaîne de calcul, alors toute construction doit rester traçable et compréhensible sans l'assistant qui a aidé à la produire. Cela n'interdit rien, mais cela impose que ce qui est généré soit relu ligne à ligne, et non intégré tel quel.
Faire proposer une architecture de modèle ou une formule est utile et se vérifie. Faire produire des valeurs par un assistant, ou lui demander de calculer un résultat, expose à une erreur invisible. La frontière entre les deux doit être posée avant de commencer.
Les hypothèses d'un modèle en disent souvent plus qu'un jeu de données : elles révèlent une thèse, un prix, une stratégie. Le cadre de confidentialité se pose donc avec la même exigence que pour un document de deal, et se tranche au niveau de l'organisation.
Si oui, la documentation des hypothèses devient un livrable à part entière, et c'est l'un des usages où un assistant apporte le plus : transformer des choix implicites en notes lisibles. C'est aussi le travail que personne ne fait faute de temps.
Elle peut proposer une structure, écrire des formules et documenter des hypothèses, ce qui représente une part réelle du travail. Elle ne peut pas choisir les hypothèses, qui encodent une thèse d'investissement et une connaissance du dossier. Ce qui est généré doit être relu ligne à ligne avant d'entrer dans un modèle qui servira à décider.
En n'utilisant jamais un assistant comme source d'une valeur, et en conservant les contrôles habituels du métier : totaux de vérification, tests de cohérence, revue par une deuxième personne. Ces contrôles existaient avant l'IA et restent la seule protection contre une erreur propagée.
La documentation des hypothèses et l'explication du modèle à un tiers. Ce sont des tâches à faible risque, souvent repoussées faute de temps, et où la restitution en langage clair est exactement ce qu'un assistant fait bien.
Le diagnostic Eliosor part de vos contraintes réelles, de vos documents et de votre pile logicielle, plutôt que d'une comparaison d'outils.